Poème du Lapin Blanc
Ils m’ont dit que vous l’aviez vue, Elle,
Et que de moi vous aviez parlé
En donnant de bonnes nouvelles
Mais disant que je ne savais pas nager
Il lui écrivit que je n’étais pas parti,
(Et nous savions bien que c’était vrai)
Mais si elle ne s’arrêtait pas avant la fin de la partie,
Je me demande ce qui vous arriverait ?
Je lui en ai donné une, ils lui en ont donné deux
Vous nous en avez donné trois ou plus
Elles sont revenues chez vous après avoir été chez eux
Elles étaient à moi, le reste est superflu.
S’il arrive par malheur, à moi ou à elle,
D’être impliqué dans ce procès,
Il a décidé de nous donner des ailes,
De nous délivrer c’est assez.
Mon idée était que vous aviez été
(Avant qu’elle eût cette colère)
Le véritable obstacle à notre liberté,
Entre lui, nous –mêmes, et l’affaire.
Ne lui laissez pas savoir qu’elle les préférait
Cela doit rester pour toujours entre nous,
Inconnu des autres, un profond secret.
Entre moi et vous
Je lui en ai donné une, ils lui en ont donné deux
Vous nous en avez donné trois ou plus
Elles sont revenues chez vous après avoir été chez eux
Elles étaient à moi, le reste est superflu.Le même auteur, en moins "étrange", mais parfaitement incompréhensible (vous remarquerez qu'en cours de lecture du dernier poème -du lapin blanc- on en arrive à se demander si notre tête fonctionne bien, alors que pour le premier poème -Jabberwocky-, tout est clair malgré les mots" bizarres" et inconnus. La langue parlé et écrite est une chose merveilleuse n'est-ce-pas ?.)

Lewis Carroll, dont les plus matheux d'entre nous se souviendront avoir étudié dans la section des mathématiques dites
modernes:
les diagrammes de Carroll est passé à la postérité surtout pour ses deux
best-sellers :
Alice au pays de merveilles et
de l'autre côté du miroir, dont Walt Disney a fait un mélange dans son célèbre film.
En fait, en seconde lecture, ces deux ouvrages sont de fabuleux bouquins de mathématiques alignant en rafales les axiomes, les paradoxes temporels et autres broutilles intellectuelles qui ont occupés pas mal de mathématiciens du XX° siècle
(et dont le phénomène informatique a grandement bénéficié). La poésie est également loin d'en être absente et je tiens ces deux livres comme les meilleurs du XIX° siècle. Chapeau bas également aux trois traducteurs successifs qu'ont été : Jacques Papy, Henri Parisot (pour Jabberwocky), Boris Vian (pour Jabberwocky dans une autre version) et André Bay.
Heu ! c'était mon quart d'heure
littérature (mais j'ai profité du
post...hein !)
